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Ecrivain ch. j.f. jolie

Je souhaite à mes lecteurs une mort lente et douloureuse.
Je souhaite à mes lecteurs de se tenir éloignés des enfants.
Je souhaite à mes lecteurs que leurs femmes grossissent et à mes lectrices que leurs mecs les trompent.
Je souhaite à mes lecteurs des problèmes d'impuissance ou d'infertilité.

Je souhaite à mes lecteurs, une bonne lecture!

Lecteur, n'oublie pas de vivre ta vie plutôt que de la lire ou de l'écrire.

Samedi 10 janvier 2009

Je ne comprends pas. La déclaration universelle des droits de l’homme dit que : « les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». C’est n’importe quoi. Il est évident que certaines personnes valent mieux que d’autres. Certaines personnes sont supérieures aux autres, c’est un fait certain. Prenez un ouvrier en bâtiment. L’ouvrier en bâtiment moyen. He bien, il pue, il est sale, il est grossier, il mâche sa tartine de pain rance avec la bouche ouverte et se gratte l’entrejambe toutes les cinq minutes. Moi, je ne travaille pas mais je me dis que ne pas travailler, c’est toujours mieux qu’être ouvrier en bâtiment. Quand je marche dans la rue, entre le salon de french manucure et la voiture de celui qui à l’honneur de m’accompagner, je me fais toujours siffler par un ouvrier en bâtiment. Toujours, toujours, toujours… Parfois, l’un de ces porcs me siffle et moi, je sais qu’à tous les coups, il a une tartine de pain rance dans sa bouche, ouverte de surcroît, et une main disgracieusement déposée à l’entrejambe. A chaque fois que je me fais siffler par un ouvrier en bâtiment, c’est bien simple, je me sens tellement déprimée que je perds tous les effets positifs de ma french manucure. Regardez mes ongles : ils sont déprimés par la saleté des hommes. Parce qu’il ne faut pas croire qu’il n’y a que le problème des ouvriers en bâtiment. Non… tous les hommes sont… comment dire… décevants. C’est peut-être pour cela qu’on dit qu’ils sont égaux ? Je ne sais pas. Ça m’énerve ! De toute façon, j’ai arrêté de chercher un homme qui me correspond. Pourquoi ai-je renoncé ? En fait, je me suis rendue compte que le monde était divisé en deux : d’un côté, les gens comme vous, sans importance, dénués de profondeur, transpirants des aisselles et de l’autre côté, moi. Je crois que ça se voit, non ? Attention, j’ai toujours un homme dans ma vie. Au moins pour porter les paquets. Vous voyez, avant, j’avais un chien. Il était tout mimi. C’était un Jack-Russel, prénommé Hugo. Il était beau ! Mais il fallait le nourrir, le promener, le caresser… Pff, ça m’a vite saoulé. En plus, je n’avais pas que cela à faire. Le shopping, les nightclubs, le coiffeur, le banc solaire et bien sûr, la french manucure, ça ne donne pas vraiment le temps de balader un chien, même mignon. J’ai dû faire piquer mon chien. J’ai choisi de ne pas le donner à quelqu’un d’autre car il n’aurait jamais eu une meilleure maîtresse que moi. Mais voilà, sans Hugo, je m’embêtais grave… Alors, j’ai pris un homme. C’était pratique car, généralement, ils se nourrissent seuls, ils se promènent seuls et certains peuvent également se caresser seuls. Oui, c’était vraiment pratique. Tout le monde y gagnait : il me conduisait, me payait le resto, les fringues, le coiffeur et le french manucure et avait le droit de me regarder, de profiter de ma présence. Tout allait bien. Jusqu’au jour où il a voulu m’embrasser, me… toucher… Argghh. Alors, j’ai voulu faire comme avec le chien. Mais je n’ai pas pu le piquer. Il parait que c’est illégal… Ca aussi, ça m’énerve ! Donc, je l’ai abandonné au bord de l’autoroute, même si c’est cruel de faire cela. A la place, j’ai pris un autre homme. Et quand lui aussi est devenu trop gourmand, j’en ai pris un autre. Puis un autre. Et un suivant. Les hommes sont très cons. Il suffit de leur faire croire qu’ils auront le droit d’enlever les vêtements qu’ils vous offrent pour qu’ils vous emmènent au restaurant. Moi, en quelque sorte, je suis supérieure : si un homme me promet une robe Christian Lacroix si je lui donne mon numéro, j’exige la robe avant. Mais bon… Je suis peut-être un peu trop méchante. L’autre jour, j’étais en boîte, au Mathis. C’était chiant, il n’y avait plus de bouteille de Laurent Perrier et la déco était ringarde. J’ai quand même décidé qu’un grand blond assis au bar était digne de m’offrir à boire. Je me suis approchée de lui. Je lui ai dit : « Tu me payes un verre ? ». Il m’a regardé. J’ai bien vu qu’il était impressionné par ma personne, je ne lui en veux pas. Donc il me regardait et m’a dit : « Dans tes yeux, je vois mes yeux ; pour toi quelle chance, cela te donne des lueurs d’intelligence ». J’ai trouvé que c’était le plus beau compliment qu’on m’ait jamais fait sur mes yeux. J’en ai même oublié le fait qu’il ait omis de m’offrir à boire. C’est sûr, je suis supérieure aux autres mais parfois, les hommes peuvent être gentils.

Par J.Tho. - Publié dans : jthowords
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